L’Ours témoigne…

08 - 10 - 2011

Dans mes Etagères, Ma Vie de Maman

Cette semaine, un intrus s’est glissé dans ma participation aux Vendredis Intellos… En effet, j’ai eu envie d’avoir l’avis éclairé d’un mâle concernant la maternité, alors ni une, ni deux, j’ai réquisitionné mon Ours afin d’obtenir son témoignage.

Pendant ma grossesse, j’ai préparé une boîte à Papa (pour savoir quel en est le concept et quel en était le contenu, c’est par là). Et dans cette boîte à Papa, il y avait un livre : Les secrets des nouveaux pères, Futur Papa de Fabrice Laurent, blogueur et rédacteur en chef du magazine en ligne www.madmoiZelle.com. Ce livre, mon Ours l’a lu en entier la nuit pendant les tétées de Petinours, il avait l’air passionné ! Je me suis longtemps demandé ce qu’il pouvait bien contenir de si captivant… Un début de réponse avec cet extrait qui va servir à mon Ours d’introduction à son témoignage :

19 Mai 2006

Principe à la con

Elle a souvent des principes à la con. J’entends par là, non pas qu’ils soient cons, mais qu’Elle sait rarement pourquoi Elle a ses principes-là en tête.

Un exemple, l’autre soir, on dînait tranquillement, en bavardant de choses et d’autres :

- Demain soir, j’ai un rendez-vous avec un client à 20H30. Je reviendrai à la maison entre 19H00 et 20H00 avant de ressortir. J’vais peut-être conclure un bizness !

- Huhu Trop forte !

- (Enthousiaste) YES ! (Reprenant son sérieux) Faut que j’en profite, parce qu’après, c’est fini, ça.

- Hein ? De Quoi ? De conclure des bizness ?

- Haha. Non, de ressortir à 20H30 pour avoir un rendez-vous.

- Beh… Pourquoi ?

- Parce que je vais avoir envie de profiter de mon bébé.

- Hihi. Bah ça n’empêchera pas.

- Ah bon ? Bah si, après il dormira.

- Oui. Mais j’y ai déjà pas mal pensé, en culpabilisant comme un bestiau parce que je travaille trop et que j’aurai pas le temps de le voir grandir. Et tu sais à quelle conclusion je suis arrivé ?

- Non.

- Que ça doit être vraiment top d’aller passer 10 minutes à côté de son lit à le regarder dormir. Sans un bruit, juste à l’entendre respirer. De ne rien penser d’autre qu’au fait que c’est ton enfant et que c’est quand même cool d’en avoir un. je me disais que ça doit être top, comme moment.

Là, j’ai arrêté. Parce qu’elle commençait à avoir les larmes aux yeux, que je pense que c’est un truc auquel Elle n’avait pas pensé (la pauvre, Elle vient juste de réaliser qu’Elle allait avoir un bébé) et que ça m’a fait plaisir de voir que ce que je lui racontais la touchait. C’est de bonne augure pour la lecture du blog. Parce que quoi que vous disiez ou que vous pensiez, ami(e)s lectrices/lecteurs, j’appréhende et je fais ce que je veux d’abord.

La lecture de cet extrait me replonge dans les méandres de la grossesse d’@lly… Que de souvenirs, d’émotions et de contradictions… Dans un premier temps, l’incompréhension et la peur ont vite pris le dessus sur le bonheur de la découverte. Je pense, qu’en tant qu’Homme, le désir d’un enfant aussi puissant soit-il, ne pourra jamais égaler l’instinct qu’a la femme de porter la vie. Cet instinct est tellement puissant qu’il dépasse toutes les craintes, tous les doutes, et j’irai même jusqu’à dire les angoisses que nous ressentons nous les hommes… Contrairement à moi, je ne pense pas qu’@lly ai douté lors de la grossesse, sur ses capacités à prendre en charge ce nouveau venu … Malgré le flux d’hormones et les lubies de la grossesse, je ne me souviens pas avoir eu à la rassurer ou à “la recadrer”. Ce qui me vient plutôt à l’esprit, c’est la longue période de déprime qu’elle a connu au 6ème mois, lorsque la gynéco lui a prescrit le repos strict… Ne rien faire, arrêter de travailler, la fin de l’hiver gris et froid…autant de choses qui ont contribué à rendre ma petite femme triste et sans joie entrainant en même temps la prise de poids qu’elle évoque bien souvent dans son blog… Je travaillais alors tard le soir et elle me reprochait sans cesse de ne pas être assez présent, et lorsque nous passions du temps ensemble elle ne me supportait pas, car elle en avait marre de ne voir que moi… Je ne savais plus trop comment m’y prendre et j’ai alors trouvé dur de devenir père… Puis les beaux jours sont revenus et la bonne humeur que j’aime tant de mon petit chat aussi… Ouf, il était tant !!! Et à partir de là, je suis devenu impatient de rencontrer mon enfant, espérant à chaque sonnerie de téléphone qu’@lly m’annoncerait que c’était le moment…

Lorsque Petinours est arrivé, je me suis senti tellement impuissant devant la souffrance de ma femme que je ne savais pas quoi entreprendre pour l’aider et la soulager jusqu’à ce qu’une infirmière m’explique les modalités respiratoires pour soulager les contractions de plus en plus rapprochées. A partir de cet instant, c’est comme si j’avais pris en main les choses pour aider mon enfant à venir, d’ailleurs, @lly le dit bien souvent : “Sans mon mari, je n’accouchais pas… Je serais morte de douleur avant…” Je suis fier d’avoir participer ainsi à la naissance de mon fils !!! Je me souviens encore l’émotion vive que j’ai ressenti lorsqu’enfin j’ai fait sa connaissance… Des larmes de joie coulaient sur mes joues, incontrôlables…

Puis la vie à trois a commencé sur les chapeau de roues…Le changement est brutal !!! J’ai ramené à la maison mon fils et sa maman, une femme toute “abîmée” et ébranlée par son accouchement, elle avait perdu tous ses repères. La femme forte et sûre d’elle que je connaissais avant était loin, j’ai d’ailleurs cru ne jamais la revoir… Je me suis senti alors utile et mon rôle de père s’est imposé à moi de lui-même devant l’incapacité de mon épouse à réaliser certaines choses simples comme se lever ou encore se baisser… Chaque jour, je devais consoler femme et enfant de larmes que je ne comprenais que difficilement. Quand Petinours commençait à pleurer, @lly l’imitait, convaincue de ne pas être à la hauteur. Je devais alors la rappeler à l’ordre, jusqu’à la gronder sévèrement pour lui remettre les idées en place…

Puis peu à peu nous nous sommes rodés sans que nous nous en rendions vraiment compte. Chaque jour un peu plus à l’aise, un peu plus rassuré de voir que Petinours avait l’air heureux… Et plus nous étions détendu, plus il l’était lui aussi… Ma petite femme a repris le dessus et le boulot… Nous trouvons nos marques et je me sens tellement comblé devant mon enfant, il est magnifique et il me fait de si beaux sourires que je fonds comme neige au soleil, même si parfois, je manque de patience…

Cette expérience me rend plus fort et je sais que j’ai eu ma place dans toute cette aventure, depuis le début !!! Hé oui, sans moi rien de tout ça n’aurait été possible… Héhé !!! J’ai appris beaucoup sur moi et je sais que je ne suis pas pour rien dans le bonheur des deux personnes les plus chères à mon cœur… Une naissance, c’est une maman et son bébé avec un papa !!! Et dans l’histoire, le papa c’est moi !!!

L’Ours d’@lly02

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