Ma Déchirure…

04 - 09 - 2011

Ma Vie de Maman

C’était le titre d’une chanson que mon oncle, qui était également mon parrain, avait écrit lorsqu’il s’adonnait au plaisir de la guitare. Il est décédé lorsque j’avais 8 ans, après avoir vécu une vie tourmentée et torturée par l’alcool et la violence d’une maladie qui lui faisait perdre ses moyens parfois : la Schizophrénie. Chaque année, à la fin des vacances, je pense très fort à lui car c’est à cette période que nous avions appris son décès. Il s’appelait Jean-Louis et je l’ai toujours tendrement aimé sans réserve, il a toujours été là pour moi malgré sa maladie, il m’a toujours protégée… Aujourd’hui, Mon Petinours porte comme second prénom Louis, un hommage à ce grand homme si important dans ma vie.

Je vous parle de lui car ce que je vis depuis hier me fait d’autant plus penser à lui, que je vis moi même une situation que je peux apparenter à une déchirure violente et je ne dirais pas inattendue mais inopportune à mes yeux.

Ce sont les yeux pleins de larmes que je rédige ce billet, avec un sentiment d’échec profond et de culpabilité… Depuis hier soir, mon Bébou refuse mon sein quoique je tente pour l’en approcher. Ça a commencé par une colère un peu avant l’heure de la tétée, simultanément avec un orage violent. Il faisait très chaud et rien ne semblait calmer Petinours. J’ai donc entrepris de lui donner le sein pour le calmer et le détendre, ça marchait très bien jusqu’ici. Mais cela n’a pas eu l’effet escompté, bien au contraire. Je me suis retrouvée face à face avec un mini monstre, violent et déchaîné… Je me suis sentie désemparée, heureusement l’Ours était présent et à pris mon Bébou le temps que je lui prépare un biberon qui lui, à l’inverse de mon sein, a calmé instantanément ses ardeurs… Dur, dur pour la maman que je suis… J’ai beaucoup culpabilisé car la veille, j’écrivais que peut être j’allais envisager un sevrage définitif en vue de pouvoir enfin entamer un régime. Bien que j’y ai pensé, je sais que jamais je n’aurais pris cette décision, j’aimais énormément ces instants de tendresse à deux. Je m’en veux d’avoir eu une telle pensée, surtout lorsque je vois comment cela fini. Je m’y attendais malgré tout un peu. Ces derniers jours les tétées étaient de plus en plus agitées et désagréables pour moi, Bébou s’acharnait ardemment sur ma poitrine au point que cela en devenait douloureux. Je pense que mon lait se faisait un peu trop rare et ne sustentait pas suffisamment rapidement mon goinfre de petit garçon… Alors qu’un biberon est tellement plus rassasiant rapidement…

Je sais que cet état de fait n’est pas une fatalité, qu’il existe des solutions pour remettre à flot mon allaitement, mais je crois que Petinours a pris sa décision et je n’ai pas envie de me battre. J’ai déjà douloureusement vécu son refus des biberons, je ne veux pas faire la démarche inverse. Je travaille à temps plein, j’ai une vie très remplie et l’allaitement y a peu de place. Je suis fière d’avoir allaiter exclusivement mon enfant pendant ses 3 premiers mois et d’avoir pu garder une tétée le soir jusqu’à ses 4 mois et demi. Nous en avons bien profité tous les deux mais il est temps que nous passions à autre chose, la diversification par exemple. Demain nous partons en vacances, ce sera la première fois pour mon petit bonhomme et je compte profiter pleinement !!!

Un question persiste malgré tout : comment dois-je faire pour me sevrer ? Car je ne vous cache pas que je souffre… Avez-vous des conseils pour moi ? Du persil, des bandes…?

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