Il y a un an… L’heure du bilan

26 - 07 - 2011

Ma Vie de Maman

C’était il y a un an très exactement, à la même heure, je confirmais découvrais que j’étais enceinte. J’avais quelques soupçons, je ressentais des choses un peu inhabituelles dans mon corps, mais je ne voulais pas me faire de fausse joie… J’en rêvais de cette grossesse depuis plus d’un an mais pour faire plaisir à Belle-maman, il a fallu attendre le mariage… Alors assise sur mes toilettes, la porte ouverte… très glamour allez-vous penser… me voilà en train de pleurer devant l’Ours qui en toute logique interprète mes larmes comme un échec. Il commence alors à me rassurer, pendant que moi tant émue, j’essayais de bafouiller un « on va avoir un bébé, notre bébé! » Je peux vous garantir qu’une pareille nouvelle, ça chamboule toute une vie. Cette nuit là, ne trouvant pas le sommeil, j’ai passé la nuit sur internet sur des sites de suivi de grossesse. Le lendemain, j’achetais Julius, la marionnette chien de Moulin Roty® qui ressemble à Louloute, je l’avais repéré depuis un moment et m’étais promis de l’offrir à mon petit bébé… Le surlendemain, je commandais le Larousse® de la grossesse, bref une fièvre acheteuse s’est emparée de moi… Mais, nous n’étions plus deux, nous étions enfin trois et je ressentais le besoin de rendre la chose un peu plus concrète. Nous avons décidé l’Ours et moi de garder la nouvelle secrète jusqu’à la fin du troisième mois. C’était le bonheur…

Puis, un matin d’Août, alors que je faisais mon tour dans mon service un patient me demande de l’aider à se redresser dans le lit, j’appelle une collègue et nous nous exécutons. Hé là, catastrophe, me voilà coincée du dos comme jamais ça ne m’est arrivé. Tout le monde accourt, veut me faire prendre des anti-inflammatoires, passer des radios… Comment justifier mon refus sans annoncer ma grossesse… J’essaie tant bien que mal de dissuader toutes les bonnes volontés et finis par aller déclarer cet accident de travail aux urgences. Là-bas, j’avoue ma grossesse, et ne pouvant rien faire pour moi, le médecin m’arrête quelques jours car à part le repos rien ne peut me guérir sans mettre en danger la santé de ce « petit bout de nous » qui pousse dans mon ventre. Je reste donc à la maison une semaine, j’ai beaucoup de mal à me remettre, quand un matin en allant aux toilettes je retrouve du sang sur mes sous-vêtements… Alors là, c’est la panique… Je consulte, on me dit quitte ou double, repos, patience, laisser faire la nature… Moi je n’entend plus rien, je pleure, je parle à ma petite graine, je lui dit de s’accrocher! Je me sens seule, personne ne sait et j’ai tellement peur que je ne dis mot à personne. Le temps passe, je n’ai pas de douleurs abdominales, je saigne toujours mais très peu, j’ai confiance… Fin août, je consulte à nouveau pour contrôler : et là le soulagement !!! Bébou s’est accroché, tout est normal !!!

A partir de ce moment, ce n’est que du bonheur, l’Ours et moi prenons notre rythme de croisière, la fatigue s’installe pour moi, mais je n’ai aucune nausée, aucun malaise, je profite… Tant et si bien que je prend vite trop de poids, mais tout reste normal… Le rythme professionnel accru me paraît bien difficile à gérer, d’autant plus que je ne peux que très rarement prendre mon heure de grossesse. Et les 12 heures de travail journalier me semblent parfois durer une journée complète, heureusement j’ai 4 jours de repos hebdomadaires… On ne peut pas tout avoir!!! Nous préparons doucement la venue de bébé dont nous avons souhaiter ignorer le sexe. Mais au plus profond de moi, je sais, ce sera un petit mec !!!

Arrive le sixième mois, le dernier à travailler, tout s’accélère, je prend beaucoup de poids, c’est de l’œdème, j’ai de nombreuses contractions, mon col est modifié… Ma gynécologue m’arrête 15 jours avant les congés pathologiques, le 03/02/2011. Je suis condamner au repos strict, si je ne veux pas que Bébou pointe le bout de son nez trop vite. Les jours passent, puis les semaines et même les mois. Je trouve le temps long… Ma gynéco me dit que je peux à nouveau vivre normalement, bébé peut arriver. Alors je reprends goût à plein de choses que j’avais délaissées faute de pouvoir bouger, je couds, je scrappe, je m’essaie au home déco, je me promène… Et plus je bouge, moins bébé décide de venir. J’ai finalement accoucher avec 4 jours de dépassement de terme! Ça valait bien la peine de s’affoler…

Ça fait maintenant 3 mois et une semaine que Petinours est parmi nous, il comble notre vie de bonheur, même si c’est loin d’être simple tous les jours… On ne naît pas mère, on le devient… C’est un slogan qu’on peut voir sur de nombreux blogs en ce moment avec la diffusion du nouveau spot publicitaire pour Blédina® . Et je trouve ça criant de vérité!!! Aujourd’hui, j’ai l’impression que tout roule même si certaines situations sont parfois complexes. Mais je mentirais, si j’affirmais que j’ai tout se suite endossé ce nouveau rôle avec assurance, amour… Mes débuts de maman ont été synonyme de doutes et même parfois de regrets… Aujourd’hui, lorsque je vois de futures mamans nageant dans le bonheur, je pense intérieurement : si elles savaient dans quoi elles s’aventurent… On m’a souvent dit pendant ma grossesse profites-en, tu verras après… Mais, on est tellement impatient de rencontrer son petit bout qu’on n’arrive pas à faire autre chose que compter les jours… Quand j’ai attrapé Petinours et que nous avons fait connaissance, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est que j’avais enfin fini de souffrir, ensuite je l’ai regardé et je me souviens l’avoir trouvé bizarre… Puis j’ai vu mon Ours pleurer d’amour pour ce petit être et j’ai culpabilisé car je ne ressentais pas les choses que visiblement mon mari ressentait… Puis on me l’a retiré, on m’a endormi pour maltraiter encore un peu plus mon corps fébrile et épuisé. J’ai eu un accouchement difficile. A mon réveil, j’ai vu mon Homme avec mon Fils dans les bras, et là j’ai été submergée par toutes ces émotions de bonheur et d’amour… Mais ça n’a pas duré, la souffrance, les début cahotiques de l’allaitement, les trop nombreuses visites, mon corps déformé… ont eu raison de mon bonheur de jeune maman. Je pleurais tous les jours répétant inlassablement ils ont tué quelque chose en moi. Je croyais à ce moment là que je ne serais jamais plus la même femme…

Aujourd’hui, c’est vrai je ne suis plus celle que j’étais avant, je suis sortie grandit de cette grande aventure, heureuse et épanouie malgré les vergetures, les kilos, les craintes, les angoisses… Mais j’ai surtout compris qu’être maman c’est un apprentissage de tous les jours, tout comme être une femme ! Je suis toujours un peu cette grande enfant qui joue à la poupée, mais cette fois, la poupée a un vrai petit cœur qui bat à l’unisson avec le mien. Et je sais que si je fais les chose avec tout mon amour de mère, je ne peux pas me tromper…

Ça fait un an que je ne suis plus tout à fait la même, mais pas vraiment une autre non plus… Je reste moi avec un soupçon d’autre chose en plus… Mais pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs que dans mes Converse® !

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♥ Une Petite Note ♥

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